Les toiles du musée s'exposent dans le monde entier

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05/06/2019

Rétrospective Dora Maar au Centre Pompidou (Paris), à la Tate Modern (Londres) et au Getty Museum (Los Angeles) : le musée Bernard d’Agesci prête deux œuvres de Marianne Clouzot.

Le service des musées de la Communauté d’Agglomération du Niortais a été sollicité par Le Centre national d’art et de culture Georges Pompidou pour une exposition consacrée à l’artiste Dora Maar.

Deux œuvres représentant cette personnalité, réalisées par Marianne Clouzot, sont en effet conservées dans les réserves du musée Bernard d’Agesci. Il s’agit de :

  • Marianne Clouzot, Portrait de Dora Maar, huile sur toile (inv. 000.22.18), 1926 - 1930
  • Marianne Clouzot, Synthèse avec Dora Maar, pastel (inv. 000.22.27), 1927

Les deux œuvres, dont les encadrements ont été entièrement revus pour le prêt (l’huile sur toile a subi quelques interventions de restauration) seront prises en charge par une entreprise spécialisée dans le transport des œuvres d’art, dans le courant de la semaine.

Ces deux tableaux vont suivre l’itinérance internationale de cette exposition, sur trois sites, trois pays différents :

  • Paris/Centre Pompidou, Galerie, 5 juin 2019 – 29 juillet 2019
  • Londres, Tate Modern, 19 novembre 2019 – 15 mars 2020
  • Los Angeles / Getty Museum, 21 avril – 6 septembre 2020

 

Présentation de l’exposition

« Le projet de l’exposition consacrée à l’œuvre de Dora Maar et à son temps désire explorer toutes les facettes de l’artiste notamment les plus inédites de son activité surréaliste, à son travail pour la mode et le portrait, sans négliger son engagement social et politique à travers le reportage et son compagnonnage auprès de la troupe d’agit-prop du groupe Octobre.

Cette rétrospective s’engage à présenter au public une des personnalités les plus singulières de la première moitié du XXème siècle qui a côtoyé et influencé les personnalités phares du milieu artistique et littéraire parisien : Nusch et Paul Eluard, Pablo Picasso, Jacqueline Lamba, Man Ray ou encore Georges Bataille parmi tant d’autres. »

Avec la collaboration du J. Paul Getty Museum et le partenariat de la Tate Modern, l’exposition organisée par le Centre Pompidou a pour but de mettre en lumière pour la première fois dans un musée national français l’œuvre de Dora Maar en tant qu’artiste, et non uniquement comme muse et maîtresse du peintre espagnol Pablo Picasso. Alors qu’elle reste pour beaucoup le modèle de La femme qui pleure, Dora Maar bénéficie néanmoins depuis un certain temps d’une réception critique et d’une reconnaissance au sein des études dédiées au surréalisme et à la photographie. »

Dora Maar et Marianne Clouzot

Dora Maar a connu Marianne Clouzot, rencontre qui explique l’existence de ces œuvres au sein des collections niortaises. Marianne écrira au sujet de leur amitié : « en 1923, je suis des cours à l’Union Centrale des Arts Décoratifs. Cours pour jeunes filles où je fais la connaissance de Jane Brandt (fille du ferronnier), Charlotte Perriaud et Dora Markovitch. (…)

 La troisième, c’est Dora Markovitch. Fille d’un père yougoslave et d’une mère charentaise. Le père architecte, travaille à Buenos Aires. Dora vient d’abord danser aux surprise-party de Galliera, puis vient presque tous les jours ; plusieurs étés, nous l’emmenons avec nous en vacances. Elle est fantasque, compliquée, mais très intelligente, a une forte personnalité ! Nous ne pouvons nous en passer. Nous relations s’espacent lorsqu’elle se lance dans la photographie avec Pierre Kefer. À partir de sa rencontre avec Picasso, nous ne nous sommes plus revues. »