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Le 1er étage de salle en salle

Beaux-Arts

Des ivoires gothiques, des étains, des émaux du Moyen Âge et de la Renaissance… et une exceptionnelle collection d’art islamique qui va du XIIIe au XIXe siècle. C’est ici aussi que sont présentées les boiseries de la chapelle du Château de La Mothe-Saint-Héray, des panneaux historiés illustrant la Bible, sauvés de la destruction et donnés au musée en 1842.

Ne manquez pas cette étonnante cuirasse d’enfant en fer incrusté d’or, datant du XIXe siècle.

Natures mortes hollandaises et italiennes, portraits, scènes de cavalerie, paysages, scènes mythologiques et religieuses… Des œuvres d’exception signées Elena Recco, Domenico Fetti, Jan Brueghel, Antoine Coypel, Alexis Grimou, Charles et Henri Beaubrun, Giacomo Francesco Cipper, Alexandre-François Desportes, Giacinto Diano, Charles de la Fosse…

Parmi ces peintures, une exceptionnelle huile sur toile de Jean-Marc Nattier (Madame Adélaïde en Diane), le Portrait en pied de Louis XV par Louis-Michel Van Loo, deux portraits de Françoise d’Aubigné, Marquise de Maintenon, l’un signé Henri Gascar, l’autre attribué à Pierre Mignard.

Clin d’œil au peintre et sculpteur niortais Bernard d’Agesci (1756-1829) qui a donné son nom au musée, avec neuf portraits, des scènes mythologiques et des bas-reliefs sculptés pour décorer le théâtre de Niort.

Parmi les tableaux, La Justice ou Thémis peinte en 1794 pour le palais de justice de Niort.

Conservatoire de l’éducation

Panneaux d’élocution, cartes, ouvrages et films scolaires retracent un siècle et demi d’enseignement des sciences naturelles, de l’histoire et de la géographie.

 Révisez vos cours d’anatomie en observant le clastique du Dr Auzoux, un écorché saisissant de réalisme, en papier mâché, liège, fer et chanvre (XIXe siècle).

La salle Francis Gires présente une exceptionnelle collection d’instruments scientifiques didactiques datant des XIXe et XXe siècles : électricité statique, chaleur, acoustique, optique…

 Curiosité de cette collection : les miroirs ardents ou miroirs conjugués de la fin XIXe siècle, début du XXe siècle. Ils évoquent la légende selon laquelle Archimède aurait enflammé la flotte romaine qui assiégeait Syracuse en concentrant les rayons du soleil.

L’apprentissage des arts est évoqué par une collection de moulages en plâtre, des éléments du dessin, du modelage et des partitions.

La vitrine centrale met en scène la leçon de dessin.

Dans la salle Ernest Pérochon, prix Goncourt 1920, sont exposés des porte-plume, des encriers, des buvards, des méthodes d’apprentissage de l’écriture et de la lecture…

La vitrine centrale est consacrée aux différents types de plume, dont la célèbre Sergent Major utilisée par de nombreuses générations.

Écoles et écoliers du XIXe au XXe siècle : tables-pupitres, tableau, bons points, images, bouliers et autres témoins de l’évolution du matériel scolaire.

Dans une des vitrines est présenté l’uniforme du parfait écolier au début du XXe siècle, avec blouse, cartable et casquette.

La salle Ruedi Bébié, du nom de l’ingénieur qui a fait don de son impressionnante collection au musée, rassemble des instruments du XIXe siècle touchant à divers domaines : électricité, optique, horlogerie et télécommunication.

Une vitrine est consacrée à la communication. Elle présente des émetteurs et des récepteurs Morse.

Histoire naturelle

Apparus au XVIe siècle, les cabinets de curiosités rassemblent toutes sortes d’objets : minéraux, fossiles, insectes, animaux naturalisés mais aussi lunettes astronomiques, mappemondes...

Le Kunstschrank, création contemporaine de la scénographe Zette Cazalas, est une évocation de ces espaces clos et insolites, qui se résument parfois à un meuble muni de tiroirs-vitrines. Il présente des animaux naturalisés, dont un ornithorynque, des œufs d’autruche, des coraux, des coquillages…

Mouettes, goélands, cormorans, macareux moine…, toute une collection d’oiseaux du littoral naturalisés est présentée dans cette salle.

Remarquez le spécimen d’albatros hurleur. C’est l’oiseau qui a la plus grande envergure au monde (1ère moitié XIXe siècle, provenance indéterminée).

Fossiles d’ammonites et autres mollusques marins datant d’environ 165 millions d’années, témoignent d’une période où la mer recouvrait la quasi-totalité du Poitou.

N’hésitez pas à ouvrir les tiroirs pour découvrir l’ensemble de la collection. Vous pourrez notamment y admirer des dents de mégalodon, ce requin géant disparu, considéré comme l’un des plus grands et plus puissants prédateurs dans l’histoire des vertébrés.

Mammifères emblématiques (loup et ours brun) et célèbres rapaces (hibou Moyen-Duc, pygargue à queue blanche, aigle royal, vautour fauve et gypaète barbu…) se côtoient dans cette salle qui évoque à la fois le jour et la nuit.

Le spécimen naturalisé d’Harfang des neiges vous semble familier - Pas étonnant : c’est le hibou rendu célèbre par Harry Potter (XIXe siècle, Terre-Neuve-et-Labrador au Canada)

Une étonnante collection de squelettes est présentée dans cette salle : cerf, singe, aigle royal, chauve-souris et même un lion (don du Museum National d’Histoire Naturelle de Paris, XIXe siècle, Afrique).

Un diorama met en scène dans leurs milieux de vie les oiseaux et mammifères naturalisés de notre région.

Observez les spécimens d’outarde canepetière, espèce emblématique des paysages de plaines céréalières des Deux-Sèvres.