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Musée Bernard d'Agesci

Inauguré en juin 2006, le musée Bernard d’Agesci occupe un bâtiment d’une grande beauté, conçu par Georges Lasseron (1844-1932).

A la fin du XIXe siècle, l’architecte municipal a pour commande de construire un lycée de jeunes filles, le premier de l’académie. Il innove en utilisant des motifs en faïence et des terres cuites pour décorer la façade principale en pierre de taille et le plafond de l’entrée, ce qui est plutôt inhabituel sur un édifice public. L’établissement ouvre ses portes en 1897 et prend un an plus tard le nom de Jean Macé, le président fondateur de la Ligue de l’enseignement, auteur de nombreux ouvrages. Il conservera sa vocation scolaire jusqu’en 1993.

Sa transformation en musée est décidée en 1995. Elle répond à la volonté de regrouper en un seul lieu des collections exposées jusque-là dans des sites distincts (le museum d’histoire naturelle et le musée des Beaux-Arts) et de créer à Niort; un musée pluridisciplinaire, vivant et ouvert sur la jeunesse. Il faudra plus de dix ans pour que le projet se concrétise. Le nouveau musée, qui ouvre en 2006, emprunte son nom à Bernard d’Agesci.

Qui était Bernard d’Agesci ?

Peintre et sculpteur, Bernard d’Agesci, de son vrai nom Jean-Charles-Henri-Augustin Bernard, fut aussi architecte, paysagiste, professeur de dessin… et conseiller municipal de 1816 à 1829. Toute sa vie, il mit ses compétences et son talent au service des administrations municipale et départementale.

Né en 1756 à Niort, il manifeste très tôt de grandes dispositions pour le dessin et la peinture. A 20 ans, il entre l’Académie royale de peinture et sculpture à Paris. En 1783, il est envoyé à la Villa Médicis à Rome comme pensionnaire du Roi.

À son retour en France en 1789, il réalise une série de portraits pour la noblesse et l’aristocratie parisienne. Mais les évènements révolutionnaires le contraignent à quitter la capitale.

Il rejoint sa famille à Niort. Répondant aux sollicitations des élus, il entreprend de collecter tableaux statues, vases… sans toutefois réussir à constituer un musée. Avec un professeur d’histoire naturelle, il se lance dans la création d’un jardin botanique (à l’emplacement actuel de la préfecture). Il en dessine les plans, sculpte la porte d’entrée monumentale… Il participe également à la transformation de l’ancienne chapelle du couvent des carmélites en salle de spectacle. Il sculpte des bas-reliefs, conçoit et réalise le décor intérieur… En 1804, il fonde une école gratuite de dessin.

Bernard d’Agesci a également érigé la Fontaine du Port (visible actuellement rue Sainte-Marthe), réalisé plusieurs retables d’églises. Son oeuvre picturale comprend des portraits, des oeuvres religieuses et des sujets mythologiques.

Sa maison, la « Villa Rose », qu’il a fait construire en 1800, a été inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques (façades, toitures, cheminées en marbre noir, fourneaux de cuisine). Située 52 avenue Alsace-Lorraine, c’est aujourd’hui une propriété privée.