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Acquisitions

Acquisitions

Des acquisitions, parfois réalisées lors de ventes aux enchères, permettent au musée Bernard d'Agesci d'enrichir ses collections.

Lors d’une vente publique le 21 avril 2018 à Niort, le musée Bernard d’Agesci a acquis deux faïences de Parthenay :

  • un oenochoé (sorte d’aiguière) dans le goût de Saint-Porchaire en parfait état par Prosper Jouneau,
  • et un médaillon décoratif à l’antique par Henri Amirault dont seulement deux exemplaires sont connus à ce jour,

ainsi qu'une photographie rare d’Henri-Georges Clouzot en compagnie de Pablo Picasso et Maya à Juan-les-Pins, témoignage exceptionnel de la relation étroite que Clouzot entretenait avec le monde artistique

Taste-vin

Lors d’une vente publique, le musée Bernard d’Agesci a acquis un taste-vin en argent sur lequel on distingue trois poinçons : ED pour les initiales du maître orfèvre, M surmontant un V sous une couronne attestant qu’il a été fabriqué à Niort, et E sous une tour, correspondant à la lettre annuelle pour 1695-1696.

Historiquement ce genre d’objet est utilisé pour observer le vin. Il se transmet de génération en génération.

Le musée Bernard d’Agesci présente dans sa section dédiée à l’orfèvrerie de l’Ancien Régime deux taste-vin de même typologie : l’un dû à l’orfèvre niortais Pierre Garsuault daté de 1783 et l’autre de Pierre-Louis Guillaume-Desvantes, également orfèvre niortais, daté de la 2e moitié du XVIIIe siècle.

Instruments de musique

Le service des musées de Niort est attentif à toute acquisition en lien avec Auguste Tolbecque. En mai 2017, il a acheté à Christian Rault, luthier au Vanneau-Irleau, trois instruments de musique :

  • une vihuèle (vièle à archet) à 3 cordes, par Auguste Tolbecque ( 1897), d’après une sculpture du portail de la cathédrale de Chartres vers 1140. L’instrument a la forme d’un huit étiré et pincé en son centre qui est marqué par un léger renflement. La table en sapin est voûtée, sans gorge et percée de deux rosaces en quatrefeuille dans la moitié supérieure et de deux ouïes en forme d’agrafes en bas. Le chevalet, massif et dû aussi à Tolbecque, est mouluré à sa base et présente une simple perforation ronde. Un filet en noyer, à un brin, rehausse le contour. Le fond également légèrement voûté, est en érable ondé (fragments assemblés non symétriques). Le manche non incliné est garni d’une touche épaisse en buis en forme de coin. Les éclisses sont chantournées dans un seul bloc de noyer. Le bouton est pris dans la masse. Les clefs, comme le cordier, sont en buis teinté.
  • une pochette de maître à danser en forme de gondole, par Auguste Tolbecque. Corps et manche sont taillés dans un même bloc d’érable uni. La table en sapin est perforée de deux ouïes en S sans courbe inférieure. La tête en écusson, clefs et cordier chantourné, en buis teinté. Touche en ébène massif. Sillet d’ivoire. Cet instrument  est donné, dans le catalogue, comme étant la réplique d’une pochette ancienne (XVIIIe siècle) de la collection A. Tolbecque.
  • un violon de marque G. Mast, fabriqué à Niort, au début du XXe siècle.

Instruments de musique, pièces d’atelier et gravures

Le musée Bernard d'Agesci a également acheté en mai 2017 deux instruments de musique et deux gravures, cédés en 1975 à un collectionneur par la fille de Camille-Ernest Rabourdin, disciple et collaborateur d'Auguste Tolbecque.

  • Basse de viole à 6 cordes, reproduction inachevée faite par Camille Ernest Rabourdin d'un instrument figurant sur le tableau du Dominiquin. Il pourrait s’agir d’une commande d’un client peu fortuné : les filets sont pré-manufacturés, pas de tête sculptée mais une volute type violoncelle.
  • Instrument hybride avec dessus de viole, provenant de l'atelier et de la collection d’Auguste Tolbecque.  Les bords et filets font bien penser à la main de Tolbecque. Une tête sculptée d’homme fantastique orne cet instrument.
  • Gravure "Sainte Cécile chantant les louanges de Dieu", d’après le tableau du Dominiquin qui est dans le Cabinet du Roy D’Étienne Picart, graveur (1632-1721).
  • Gravure "Concert de musique", sur un tableau du Dominiquin, lequel est au cabinet du Roy D’Étienne Picart, graveur.

Le collectionneur, auquel le musée a acheté ces deux instruments et ces deux gravures, a fait don de différentes pièces détachées, moules, essais, marque au fer "C. Rabourdin", provenant de l'attelier du luthier Camille Ernest Rabourdin.

Ammonites du tuffeau

Le musée Bernard d'Agesci conserve plus de 110 000 objets de sciences naturelles, parmi lesquelles un fonds important de géologie régionale. En décembre 2016, suite à la dispersion d’une collection privée de fossiles régionaux, il a acquis deux pièces particulièrement spectaculaires : des ammonites du tuffeau, dont la plus grosse mesure environ 1 mètre de diamètre

L’espèce Lewisiceras peramplum auxquelles elles appartiennent est relativement commune. Mais des échantillons aussi spectaculaires demeurent rarissimes.

Ces fossiles du Turonien (-92 à -88 millions d'années) proviennent de Saint-Cyr-en-Bourg, à 12 km des Deux-Sèvres, au nord.

Vue d’une partie de la ville de Niort, par Achille de Savignac de Montamy

Lors d'une vente aux enchères à Rouen, le 28 janvier 2017, le musée Bernard d’Agesci a acquis une oeuvre picturale intitulée "Vue d’une partie de la ville de Niort", datée 1818 et signée (au revers de la toile) par Achille de Savignac de Montamy.

Cette oeuvre est une source documentaire importante. Il s’agit d’une vue type photographique datée de 1818 représentant le Donjon, le clocher de l’église Notre-Dame, les aménagements des bords de la Sèvre niortaise avec au premier plan, les activités de personnages en costume traditionnel.
Le musée possédait déjà deux autres oeuvres documentaires des environs de Niort de cet artiste : le rocher du moulin de Salboeuf (1823) et l’ancienne chapelle du château de Surimeau (1822).


Achille de Savignac de Montamy (1785-1857)

Né dans la paroisse de Saint-André à Niort, Achille Savignac est le fils d'un ancien mousquetaire de la garde du roi et de Marie-Louise Dardais de Montamy. Pour éviter des confusions avec d'autres membres de sa famille (un Frédéric de Savignac expose en 1839 à Niort), il accole son nom de famille à celui de sa mère. Il expose trois huiles au Salon des beaux-arts de Niort en 1840 sous le nom de M. de Montamy.

Album – Fouille de la Grotte de Loubeau près de Melle, 1869, par Jules Chenagon

Deux dessins, à la mine de plomb sur papier vélin, datés de 1866 et attribués à Félix Benoist, ont été achetés à un marchand d'estampes et de dessins, à Paris, en novembre 2016 :

  • Niort, vue générale (225 x 322 mm). On distingue au premier plan la minoterie de Comporté, au deuxième plan des habitations avec un îlot, une écluse et une cheminée d'usine et en arrière plan la caserne Duguesclin, l'église Saint-André, le Pilori, le Donjon, l'église Saint-Hilaire nouvellement terminée.
  • Niort, vue prise du jardin des Plantes (233 x 315), avec au premier plan une passerelle en bois en haut du jardin des plantes et en arrière-plan l'église Saint-André, l'église Notre-Dame et le Donjon.

Ces dessins préparatoires ou d’étude proviennent du Fonds de l’Atelier de Pierre Henri Charpentier (1788-1854) & Henri Désiré Charpentier (1806-1883), graveurs et éditeurs installés à Nantes, puis à Paris, spécialisés dans l’édition de lithographies, comme par exemple Paris dans sa Splendeur, La Bretagne Contemporaine, Nantes et la Loire Inférieure, monuments, sites et costumes dessinés par Félix Benoist… Ils n’ont probablement jamais été édités.
Leur auteur, Félix Benoist (1818-1896), était un "artiste voyageur", dessinateur et lithographe français, qui a participé entre autres au remarquable recueil Paris dans sa splendeur.

  • Portrait de Françoise d’Aubigné, par Henri Gascar
    Ce portrait de Françoise d’Aubigné, Madame de Maintenon, a été réalisé en 1674, une époque heureuse de sa vie. L'huile sur toile de forme ovale, avec son encadrement en noyer époque Louis XIII, est attribuée à Henri Gascar. Ce peintre, grand portraitiste, connut un grand succès dans l’Angleterre du XVIIe siècle

  • Timbale gobelet en argent, par Louis Casimir, maître orfèvre à Saint-Maixent, XVIIIe siècle

  • L’Etable, huile sur toile, de Louis-Alphonse Combe-Velluet
  • Deux couverts en argent du XVIIIe siècle, par Pierre Joubert, orfèvre à Thouars
  • Portrait de la Comtesse du Saillant, par Bernard d’Agesci
    La CAN a acheté en vente publique, à Drouot, une huile sur toile ovale de 1790, signée Bernard d’Agesci, qui représente Louise de Grossole, comtesse du Saillant, devant un piano-forte.